28 juin 2026 2 min de lecture Islamologia

Matthieu 27 : Une armée de zombies sortie des tombeaux vus de tous à Jérusalem… sauf de l’Histoire !

À l’instant où Jésus meurt, l’Évangile de Matthieu rapporte un prodige d’une ampleur inouïe1. Et pourtant, pas une seule autre source au monde n’en souffle mot.

Et voici, le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent, les sépulcres s’ouvrirent, et plusieurs corps des saints qui étaient morts ressuscitèrent. Étant sortis des sépulcres, après la résurrection de Jésus, ils entrèrent dans la ville sainte, et apparurent à un grand nombre de personnes.

Matthieu 27:51-53

Un prodige colossal

Relisons-le froidement. Un tremblement de terre ; les tombeaux qui s’ouvrent ; plusieurs corps de morts qui ressuscitent, sortent de leurs sépulcres, entrent dans Jérusalem — la ville sainte, alors bondée de pèlerins venus pour la Pâque — et apparaissent à un grand nombre de personnes. Ce n’est pas une apparition discrète : c’est une résurrection collective, en pleine ville, devant une foule de témoins.

Un silence assourdissant

Or, de cet événement extraordinaire, il ne reste rien. Aucun des trois autres évangiles ne le mentionne — ni Marc, ni Luc, ni Jean, qui racontent pourtant la crucifixion dans le détail (le voile déchiré, les ténèbres). Aucun historien non plus, romain ou juif : ni Flavius Josèphe, ni Tacite, ni le moindre auteur juif ne signale des morts déambulant hors des tombes de Jérusalem2. Comment une multitude de ressuscités, vus de tous, n’aurait-elle laissé aucune trace ?

Pas une bourgade isolée, mais une capitale cosmopolite

Qu’on mesure bien la différence. Un prodige survenu dans une communauté isolée — à une époque où l’écriture restait rare — pourrait n’avoir laissé aucun écho au-dehors : cela se comprend. Mais Jérusalem ? Au Ier siècle, c’est une grande ville sous occupation romaine, cosmopolite, grouillant de Juifs, de Romains et de pèlerins venus de tout l’empire — plus encore pour la Pâque. Une résurrection de masse y aurait eu pour témoins, outre les premiers chrétiens, des scribes juifs, des administrateurs et chroniqueurs romains, des voyageurs de partout. Aucun n’en souffle mot. Un événement d’une telle ampleur, dans une cité pareille, ne serait jamais passé inaperçu : il serait, à lui seul, unique dans l’histoire.

Conclusion

Le miracle le plus spectaculaire de toute l’histoire — des cadavres rendus à la vie, marchant parmi les vivants — n’aurait été remarqué par personne, pas même par les trois autres évangélistes ? De deux choses l’une : ou bien l’inimaginable s’est produit sans laisser la moindre empreinte, ou bien Matthieu, seul, a brodé. Dans les deux cas, le silence est assourdissant.

  1. Bible citée selon Louis Segond. ↩︎
  2. Le problème est tel que même des apologètes évangéliques, comme Michael Licona, ont proposé d’y voir un langage « apocalyptique » plutôt qu’un fait littéral — ce qui lui valut de vives critiques dans son propre camp. Aucune source non chrétienne (Josèphe, Tacite, littérature rabbinique) ne rapporte l’épisode. ↩︎