31 mai 2026 13 min de lecture Islamologia

Les versets violents de l’Ancien Testament

Beaucoup de personnes, lorsqu’on évoque la Bible, en gardent l’image d’un livre de paix et d’amour. Cette représentation s’appuie sur la formule « Dieu est amour » (1 Jean 4:8), répétée à l’envi dans les sermons, les chants liturgiques et la culture populaire. Mais ceux qui ouvrent réellement l’Ancien Testament — qui constitue les trois quarts du volume biblique — y découvrent un univers tout autre. Un univers de combats, de massacres ordonnés, de villes rasées avec leurs habitants jusqu’au dernier nourrisson.

Cet article ne propose pas une lecture militante. Il propose une lecture littérale. Les passages qui suivent sont retranscrits dans la traduction officielle de l’Église catholique de France (AELF)1 — la même qui est lue chaque dimanche dans les paroisses. Aucune réécriture. Aucune coupure tendancieuse. Le texte tel qu’il est.

1. Yahweh « homme de guerre » dans le Cantique de Moïse

Lorsque le peuple hébreu vient de traverser la mer Rouge et que l’armée de Pharaon a sombré, Moïse entonne un cantique qui célèbre la puissance militaire de Yahweh. Le verset 3 du chapitre 15 de l’Exode désigne Dieu d’une formule lapidaire que les traductions modernes adoucissent volontiers, mais que l’hébreu énonce sans détour.

BibleCoran

Le Seigneur est un guerrier ; son nom est : Le Seigneur.

יְהוָה אִישׁ מִלְחָמָה יְהוָה שְׁמוֹ

Exode 15:3 (AELF)

L’expression hébraïque אִישׁ מִלְחָמָה (ish milḥamah) se traduit littéralement par « homme de guerre » ou « maître de guerre ». Le commentateur juif Rachi2 explique : « Maître de la guerre, comme dans ‘l’homme de Naomi’ (Ruth 1:3). Les mots ich, ichèkh sont toujours à traduire par : maître. »

Les traductions françaises cherchent diverses formulations :

  1. AELF (catholique, liturgique) : « Le Seigneur est un guerrier »
  2. Louis Segond3 (protestant) : « L’Éternel est un vaillant guerrier »
  3. Darby (littérale) : « L’Éternel est un homme de guerre »

Toutes témoignent du même constat — chacune avec son degré de pudeur lexicale. La première qualification que le texte fondateur donne du Dieu d’Israël, juste après la délivrance d’Égypte, n’est pas « Dieu d’amour ». C’est « Homme de guerre ».

Notons également un autre titre martial qui parcourt tout l’Ancien Testament : YHWH Tzevaot4 — « le Seigneur des armées » — rendu dans l’AELF par « le Seigneur de l’univers » ou « Dieu de l’univers » (l’euphémisme est savoureux : « armées » devient « univers »). Plusieurs des passages qui suivent emploient ce titre.

2. Les commandements de massacre et génocide

Les cinq passages qui suivent ont une structure commune : une parole divine ordonne explicitement la destruction totale d’une population — y compris les femmes, les enfants, les nourrissons, et même le bétail. Cette pratique porte un nom dans la Loi : le ḥerem5 (חֵרֶם), littéralement « voué à la destruction », que l’AELF rend par « anathème ».

Amalec. L’épisode est rapporté au premier livre de Samuel. Le prophète Samuel transmet à Saül, premier roi d’Israël, l’ordre divin de détruire intégralement Amalec, peuple voisin :

BibleCoran

Ainsi parle le Seigneur des armées : Je vais demander compte à Amalec de ce qu’il a fait à Israël en lui barrant la route, lorsqu’il montait d’Égypte. Maintenant donc, va ! Tu frapperas Amalec ; et vous devrez vouer à l’anathème tout ce qui lui appartient. Tu ne l’épargneras pas. Tu mettras tout à mort : l’homme comme la femme, l’enfant comme le nourrisson, le bœuf comme le mouton, le chameau comme l’âne.

1 Samuel 15:2-3 (AELF)

L’énumération est exhaustive — l’homme comme la femme, l’enfant comme le nourrisson, le bœuf comme le mouton, le chameau comme l’âne. Pas une seule âme épargnée. Pas une seule bête.

Madiane. Le chapitre 31 du Livre des Nombres rapporte une expédition militaire contre les Madianites. Les Israélites partent en guerre, exécutent tous les hommes, et reviennent avec femmes et enfants comme captifs. Moïse, en personne, s’irrite : ce n’est pas assez. Voici l’ordre qu’il donne :

BibleCoran

Moïse s’irrita contre les commandants des forces armées, officiers de millier, officiers de centaine, qui revenaient de cette expédition guerrière. Il leur dit : « Vous avez donc laissé vivre toutes les femmes ? Or ce sont elles qui ont engagé les fils d’Israël à être infidèles au Seigneur, dans l’affaire de Balaam, comme dans l’affaire de Péor : ce qui a provoqué un fléau dans la communauté du Seigneur. Maintenant, tuez donc tous les petits garçons ; et toutes les femmes qui ont partagé la couche d’un homme, tuez-les ! Mais toutes les petites filles, elles qui n’ont pas partagé la couche d’un homme, vous pouvez les garder vivantes pour vous. »

Nombres 31:14-18 (AELF)

La distinction est explicite : tuer les petits garçons et les femmes mariées, garder les vierges « pour vous ». Cinq versets, un dispositif clair de massacre sélectif et de captivité sexuelle des fillettes vierges.

Jéricho. La prise de Jéricho, fondatrice du récit de conquête de Canaan, se conclut par l’application stricte du ḥerem :

BibleCoran

Ils vouèrent à l’anathème tout ce qui se trouvait dans la ville, l’homme comme la femme, le jeune comme le vieillard, de même que le bœuf, le mouton et l’âne, les passant tous au fil de l’épée.

Josué 6:21 (AELF)

Le bétail est inclus dans l’extermination — non pour des raisons stratégiques (on tue habituellement les bêtes ennemies pour les manger), mais parce qu’elles sont elles-mêmes vouées à la destruction sacrée.

Aï. Lorsque le texte chiffre l’ampleur, l’abstraction cesse :

BibleCoran

Lorsqu’Israël eut achevé de tuer tous les habitants de Aï dans la campagne, dans le désert où ils avaient été poursuivis, lorsque tous, jusqu’au dernier, furent tombés sous le fil de l’épée, tout Israël revint vers Aï et la passa au fil de l’épée. Au total, douze mille hommes et femmes tombèrent ce jour-là, tous les habitants de Aï.

Josué 8:24-25 (AELF)

Douze mille personnes en une seule journée, dans une seule ville. Et le verset 18 du même chapitre précise que l’opération est commandée par Yahweh lui-même : « Le Seigneur dit à Josué : Tends vers Aï le javelot que tu as à la main. » L’extermination ne procède pas d’une initiative humaine — elle est divinement ordonnée.

La conquête de Canaan. Le Livre du Deutéronome, chapitre 20, codifie la loi de la guerre. Le texte distingue deux régimes : pour les villes lointaines, la mise à mort des hommes seulement (les femmes, les enfants et le bétail deviennent butin) ; pour les villes des sept peuples cananéens, l’extermination totale est commandée :

BibleCoran

Le Seigneur ton Dieu la livrera entre tes mains, et tu passeras tous les hommes au fil de l’épée. Quant aux femmes, aux enfants, au bétail, tout ce qui se trouve dans la ville, tout le butin, tu t’en saisiras ; tu te nourriras du butin pris aux ennemis que le Seigneur ton Dieu t’aura livrés. Tu agiras ainsi envers toutes les villes très éloignées de toi, villes qui n’appartiennent pas aux nations que voici. Dans les seules villes des peuples que le Seigneur ton Dieu te donne en héritage, tu ne laisseras subsister aucun être vivant. En effet, tu dois vouer à l’anathème le Hittite, l’Amorite, le Cananéen, le Perizzite, le Hivvite et le Jébuséen, selon l’ordre du Seigneur ton Dieu.

Deutéronome 20:13-17 (AELF)

Les sept peuples sont nommés un par un. Le commandement n’est pas symbolique : il est ciblé, ethnique, exhaustif. La théorie d’une « allégorie spirituelle » se heurte ici à la précision nominale du texte.

3. Les prophéties de violence

Au-delà des récits de conquête, les livres prophétiques contiennent eux aussi des paroles divines de violence — soit annoncées comme jugement, soit présentées comme une obligation pour le fidèle.

Jérémie 48 : « maudit, celui qui retient son épée ». Dans une longue invective contre le peuple de Moab, Yahweh prononce cette parole qu’on lit rarement en chaire :

BibleCoran

Maudit soit celui qui fait l’œuvre du Seigneur avec indolence, et maudit, celui qui retient son épée de verser le sang !

Jérémie 48:10 (AELF)

Le verset est particulièrement frappant : il maudit celui qui ne tue pas assez. Verser le sang ennemi devient un devoir religieux ; retenir son épée, un péché de tiédeur.

Jérémie 46 : « l’épée dévore et se rassasie ».

BibleCoran

Pour le Seigneur, Dieu de l’univers des armées, ce jour est un jour de revanche où il prendra sa revanche sur ses adversaires : l’épée dévore et se rassasie, elle s’abreuve de leur sang. Oui, quel sacrifice pour le Seigneur, Dieu de l’univers, dans le pays du nord, près de l’Euphrate !

Jérémie 46:10 (AELF)

L’image est puissante : l’épée est personnifiée — elle dévore, elle se rassasie, elle s’abreuve. Le vocabulaire est celui de la satisfaction alimentaire — le sang humain comme nourriture. Et le texte qualifie l’événement de « sacrifice pour le Seigneur ».

Jérémie 11 : « leurs fils et leurs filles mourront par la famine ». Le châtiment annoncé contre Israël lui-même, par la bouche du même prophète :

BibleCoran

Oui, ainsi parle le Seigneur de l’univers : Je vais les châtier, leurs jeunes gens mourront par l’épée, leurs fils et leurs filles mourront par la famine.

Jérémie 11:22 (AELF)

La famine atteint indifféremment les fils et les filles. Pas de protection particulière pour les enfants.

Ézéchiel 9 : « vieillards, jeunes filles, enfants, femmes ». Dans une vision où Yahweh ordonne à des anges exterminateurs de parcourir Jérusalem, l’ordre est explicite :

BibleCoran

Puis j’entendis le Seigneur dire aux autres : « Passez derrière lui à travers la ville, et frappez. N’ayez pas un regard de pitié, n’épargnez personne : vieillards et jeunes gens, jeunes filles, enfants, femmes, tuez-les, exterminez-les. Mais tous ceux qui sont marqués au front, ne les touchez pas. Commencez l’extermination par mon sanctuaire. » Ils commencèrent donc par les vieillards qui adoraient les idoles à l’entrée de la Maison du Seigneur.

Ézéchiel 9:5-6 (AELF)

Notez la précision : « N’ayez pas un regard de pitié. » Le texte écarte explicitement la compassion comme alternative. La liste des cibles est exhaustive — vieillards et jeunes gens, jeunes filles, enfants, femmes — et Dieu précise : « Commencez l’extermination par mon sanctuaire. » Le massacre démarre dans le Temple.

Osée 14 : « nourrissons écrasés, femmes enceintes éventrées ». Contre Samarie, capitale du royaume du Nord :

BibleCoran

Elle s’est rendue coupable, Samarie, car elle s’est rebellée contre son Dieu. Ils tomberont par l’épée, leurs nourrissons seront écrasés, et leurs femmes enceintes, éventrées.

Osée 14:1 (AELF)

Deux actes y sont spécifiés : l’écrasement des nourrissons (probablement par chute ou par projection contre la pierre) et l’éventration des femmes enceintes (qui tue à la fois la mère et l’enfant à naître). Ce sont des actes de massacre rituel, attestés dans les inscriptions militaires assyriennes contemporaines comme techniques de terreur.

4. Le sort des prisonnières (Deutéronome 21)

La Loi du Deutéronome codifie, parmi d’autres règles de guerre, le statut juridique de la captive prise dans le butin. Le terme hébreu employé est shevi, de la racine shabah / sabi6 (שָׁבָה — « capturer ») :

BibleCoran

Lorsque tu partiras en guerre contre tes ennemis et que le Seigneur ton Dieu les aura livrés entre tes mains, il t’arrivera de faire des prisonniers. Peut-être remarqueras-tu, parmi les captives, une femme de belle apparence, dont tu t’éprendras ; si tu veux l’épouser et la faire entrer dans ta maison, alors elle se rasera la tête, se coupera les ongles, retirera son manteau de captive et habitera dans ta maison. Elle pleurera son père et sa mère pendant un mois ; après quoi, tu t’approcheras d’elle, tu l’épouseras et elle deviendra ta femme. S’il arrive que tu ne la désires plus, tu la laisseras partir où elle voudra ; tu ne pourras absolument pas la vendre ni en tirer profit, puisque tu lui as fait violence.

Deutéronome 21:10-14 (AELF)

Le procédé est encadré — et précisément pour cette raison, il n’est pas interdit. La phrase finale ne laisse aucun doute sur la nature de l’acte : « puisque tu lui as fait violence » (en hébreu ʿinnītāh, du verbe ʿānāh, qui signifie spécifiquement « humilier sexuellement »). La traduction AELF rend le verbe sans euphémisme. La Loi mosaïque organise donc le viol institutionnalisé de la captive comme étape vers le mariage forcé.

5. La béatitude qui dérange (Psaume 137)

Le Psaume 137 (numérotation hébraïque ; Psaume 136 dans la numérotation grecque-catholique) est un texte de lamentation que les juifs déportés à Babylone chantent en se souvenant de Jérusalem. Le psaume commence par l’image célèbre des harpes suspendues aux saules — « Au bord des fleuves de Babylone, là, nous étions assis et nous pleurions, nous souvenant de Sion. » Cette ouverture est connue, citée, mise en musique.

Le psaume se conclut par deux versets qui sont en revanche systématiquement omis7 dans la liturgie catholique lorsqu’on récite ce psaume dans l’Office divin :

BibleCoran

Fille de Babylone, promise au ravage, heureux qui te rendra le mal que tu nous as fait ! Heureux qui saisira tes enfants pour les briser contre le roc !

Psaume 137:8-9 (AELF)

Cette béatitude est, à ma connaissance, la seule de toute la Bible à célébrer expressément le fracassage de petits enfants contre la pierre. Le bienheureux, dans la formule biblique habituelle (heureux ceux qui pleurent, heureux les pauvres en esprit, heureux les artisans de paix…), désigne celui qui jouit d’une faveur divine particulière. Ici, le bienheureux n’est pas celui qui craint Dieu, qui pratique la justice, qui aime son prochain. Le bienheureux est celui « qui saisira tes enfants pour les briser contre le roc. »

Conclusion

Les passages qui précèdent existent. Ils sont imprimés dans des dizaines de millions de Bibles distribuées chaque année dans le monde. Ils sont lus dans les synagogues le shabbat, et certains de ces livres — Josué, les Nombres, le Deutéronome, Jérémie, Ézéchiel — sont également lus, par fragments, dans la liturgie catholique romaine. Mais les versets précis cités dans cet article sont, à de rares exceptions près, soigneusement écartés de la sélection liturgique8.

Le propos de cet article n’est pas d’attaquer les croyants, ni juifs ni chrétiens. Il est de rappeler à ceux qui répètent la formule « le Dieu de la Bible est amour » que cette formule, prise comme résumé univoque de l’Ancien Testament, est partielle. Et qu’une honnêteté minimale envers le texte exige d’en reconnaître l’autre versant.

Trois positions sont défendables, à mon sens, face à ces textes :

  1. Considérer qu’ils sont historiquement datés et n’ont plus valeur prescriptive aujourd’hui — c’est la position de la quasi-totalité des juifs et des chrétiens contemporains, qui distinguent récit fondateur et obligation morale présente.
  2. Considérer qu’ils décrivent des actes humains sans pour autant valider leur contenu — position cohérente pour les récits narratifs (Josué, Nombres), bien que de nombreux passages cités ci-dessus mettent ces ordres dans la bouche même de Yahweh.
  3. Les considérer comme une révélation à comprendre dans un cadre théologique global — la difficile « théologie du ḥerem » qu’élabore l’exégèse moderne, qui tente de concilier l’ordre divin du massacre avec la révélation du Dieu d’amour des Évangiles.

Aucune des trois positions ne peut commencer par nier l’existence des textes. Et c’est précisément ce que l’expression « Dieu est amour », employée comme résumé du judaïsme ou du christianisme, fait dès qu’on la sort de son contexte (qui est, rappelons-le, le Nouveau Testament — précisément la Première Épître de Jean — et non l’Ancien).

Les textes sont là. À chacun de les regarder.

  1. AELF : Association épiscopale liturgique pour les pays francophones. Elle publie depuis 1996 la traduction officielle de la Bible utilisée dans la liturgie catholique romaine en français. Disponible librement sur aelf.org. ↩︎
  2. Rachi (Rabbi Shlomo Itzhaki, 1040-1105, Troyes), exégète talmudique et biblique de référence dans la tradition juive ashkénaze. Son commentaire est imprimé en marge de la quasi-totalité des éditions traditionnelles de la Bible hébraïque. Cité ici d’après sefarim.fr. ↩︎
  3. Louis Segond (1810-1885), pasteur et hébraïsant suisse. Sa traduction de la Bible (1880) est la version protestante de référence en langue française ; elle est aujourd’hui dans le domaine public. La LSG traduit Psaume 137:9 par « Heureux qui saisit tes enfants, et les écrase sur le roc ! » ; l’AELF rend « les briser contre le roc ». Le sens est identique. ↩︎
  4. YHWH Tzevaot (יהוה צבאות), traduit traditionnellement par « Seigneur des armées » (Sabaoth dans la transcription chrétienne ancienne). L’AELF préfère le rendu « Seigneur de l’univers » ; LSG conserve « Éternel des armées ». Le mot tzevaot est un pluriel qui désigne explicitement les armées combattantes (terrestres ou célestes). ↩︎
  5. Ḥerem (חרם) : terme technique de la Loi mosaïque désignant la consécration d’un ennemi (population, ville, butin) à la destruction totale. Traduit dans l’AELF par « anathème ». Le ḥerem n’est pas une simple guerre : c’est un acte rituel où le tué est offert à la divinité par le sang. ↩︎
  6. Sabi (שָׁבָה) : racine hébraïque « capturer, faire prisonnier ». Le substantif shevi ou shaviah désigne le ou la captive de guerre. La même racine a donné, dans le vocabulaire arabe et coranique, sabaya (سبايا) qui désigne les captives — un terme qui a fait l’objet d’importants débats juridiques en islam classique et contemporain. ↩︎
  7. Dans la Liturgie des Heures catholique (Office divin), le Psaume 137 (137 dans la numérotation hébraïque, 136 dans la numérotation grecque-catholique) est récité aux Vêpres du mardi de la quatrième semaine — mais les versets 7 à 9 sont systématiquement omis. Cette omission est explicitement signalée dans les bréviaires (note marginale ou silence éditorial). Voir Liturgia Horarum, édition typique de 1971, et la Présentation Générale de la Liturgie des Heures, §131. ↩︎
  8. Le Lectionnaire romain (édition 1981, en usage actuellement) sélectionne pour les messes dominicales et les fêtes des extraits de l’Ancien Testament soigneusement choisis pour leur compatibilité avec la prédication chrétienne. Les passages cités dans cet article ne figurent dans aucun lectionnaire dominical à l’exception de quelques fragments d’Ézéchiel — soigneusement coupés avant les versets sur l’extermination. ↩︎