Ressuscité, Jésus confie un message à Marie de Magdala. Un seul mot y fait tout basculer : « mon Dieu »1.
Jamais un chrétien ne dira : « le Dieu du Père ». Le Père n’a, au-dessus de Lui, aucun Dieu.
Le Père est Dieu
Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.
Jésus — Jean 20:17
Une asymétrie fatale
Le raisonnement est d’une simplicité désarmante. Demandez à n’importe quel chrétien : « le Père a-t-il un Dieu ? » La réponse fuse : jamais. Dire « le Dieu du Père » serait absurde — car le Père est Dieu, et Dieu n’a pas de Dieu au-dessus de Lui. Or, le jour de sa résurrection, Jésus dit exactement cela de lui-même : « mon Dieu et votre Dieu »2. Ce que l’on ne pourrait jamais dire du Père, Jésus le dit de lui.
Conclusion
Avoir un Dieu, c’est Lui être soumis, dépendant, redevable. Le Père n’a personne au-dessus de Lui ; le Fils, si — et il l’avoue. Comment, dès lors, seraient-ils « le même Dieu », parfaitement égaux ? « Mon Dieu » : deux mots qui, à eux seuls, séparent le serviteur de Celui qu’il sert.